Le blason

Le Blason communal a vu le jour vers 1991, après bien des efforts et des années de recherche. Fruit du travail de Monsieur Jean-Luc Grossoleil, des observations de la Maintenance héraldique de France, des avis de la population convoquée en réunion publique et de la permanente attention d'une commission municipale, il a été unanimement accepté par le Conseil Municipal.
Pourquoi doter notre commune d'un blason ?
La première réponse qui vient à l'esprit, c'est qu'il n'en existe pas. Est-ce tout ? Non, notre volonté était de créer un emblème, une sorte de bannière dans laquelle toutes les Cozillonnes et tous les Cozillons puissent se reconnaître. La tâche était difficile. Il fallait à la fois innover mais aussi, s'appuyer sur l'histoire locale pour conserver l'identité de notre patrimoine. Notre vision de l'avenir communal ne veut en aucun cas, ignorer nos racines. Nous souhaitons avoir réussi.
Notre blason se veut être le trait d'union entre le passé et l'avenir, le pari que Cozes fait en développant une autre activité économique : le Tourisme ... tout en conservant sa vocation première.
Pour éclairer la définition héraldique réservée aux initiés, voici une définition symbolique des Armes de notre commune, interprétation à donner à chaque objet dessiné :
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Premier quartier
En haut à gauche, nous trouvons LES ARMES DE LA FAMILLE DE BELCIER, barons et seigneurs de Cozes de 1493 à 1633 ... ce sont les plus anciens propriétaires du LOGIS DE SORLUT. Le Logis de Sorlut a été construit à la fin du XVIe siècle et achevé au XVIe. Il a dû subir les ravages des guerres de religion ... Cozes a été le théâtre de plusieurs opérations militaires ainsi que toute la région où la communauté protestante est importante.
Second quartier
En haut à droite, UNE GERBE DE BLÉ rappelle la plus ancienne production agricole de la région, en soulignant aussi le vingtième anniversaire, en 1991, de la FÊTE DES BATTAGES, qui reconstitue les différentes techniques traditionnelles et puis, par chauvinisme, nous ajouterons, dont la renommée régionale n'est plus à faire.
Troisième quartier
En bas à gauche, UNE GRAPPE DE RAISIN autre évocation agricole, soulignant que Cozes est située dans la région des BONS BOIS pour le Cognac et le Pineau Charentais.
Quatrième quartier
En bas à droite, LA CROIX rappelle que Cozes se trouve à l'intersection de quatre voies de communication : Bordeaux, Cognac-Pons, Royan et Talmont. L'axe de circulation qui relie Saintes à la Gironde est très ancien puisque sous l'occupation romaine il empruntait le gué sur la Seudre à Thaims pour atteindre le lieu-dit Le Fâ dans la commune de Barzan (Le Fâ, qui est peut-être le site mythique de Tannum) ... et au Moyen Age, les Pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle venant de Trizay, Saint-Jean d'Angle ou encore de Saintes passent par Cozes pour rejoindre Arces, Talmont ou Mortagne, dont le prieuré-cure de notre paroisse dépend ...
LES COQUILLES SAINT JACQUES rappellent donc ce lieu de communication ancien et actuel pour les touristes, pèlerins modernes fréquentant la Côte de Beauté. LES BESANTS AU CENTRE DE LA CROIX (quatre ronds disposés en losange) représentent l'échange des monnaies et soulignent que Cozes reste le lieu de marchés hebdomadaires ... ce fait est à joindre à l'évocation historique des Halles.
Au centre
Ce sont LES ARMES DE LA FAMILLE DE COËTIVY, les plus anciens seigneurs connus de Cozes, également seigneurs de Royan au XVe siècle.
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COZES ne semble avoir d'existence communale que depuis la révolution de 1789 ... et ce n'est qu'au Moyen-âge que l'on a la certitude de l'existence d'un gros village, le plus ancien de la région ... L'étymologie du nom de Cozes s'apparente avec le vieux nom celtique de COZ qui veut dire le vieux ... C'est dans notre village que se déroulent les échanges commerciaux ruraux ... En effet, le site de Cozes, est depuis toujours lié aux activités agricoles, et l'est resté longtemps, puisque la commune est le chef-lieu du seul et unique canton rural du Pays royannais jusqu'en 2016.
Le plus ancien témoignage de la présence humaine sur notre commune est représenté par le polissoir néolithique trouvé dans le village de Saint-Cybard.
Au temps de l'occupation romaine, l'activité agricole paraît très importante comme en témoignent les emplacements d'une dizaine de villas, relevés par photographies aériennes. Ces fermes sont alors situées au sein d'une vaste forêt dont il reste quelques fragments au nord et à l'est de notre commune. L'activité agricole reste florissante durant le Moyen Age ... les moulins à vent, ou plutôt ce qui en reste, sont nombreux sur la route de Cozes à Arces-sur-Gironde. L'Abbaye de Corrneille, située à Saint-Germain du Seudre, installe sur notre commune une dépendance agricole, une Grange, à deux kilomètres du bourg, au village de Javrezac (c'est-à-dire un centre de gestion des céréales).
Pour confirmer l'essor économique du lieu, au XIVème siècle, on construit des Halles en bois qui furent classées Monument Historique en 1938. Seules, deux autres constructions de ce type subsistent en Charente-Maritime.
C'est donc le passé et le présent de cette vocation agricole de notre commune qui se trouvent évoqués dans nos armoiries.